{"id":29,"date":"2023-08-17T09:11:36","date_gmt":"2023-08-17T07:11:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.gfeyel.net\/?page_id=29"},"modified":"2023-09-04T14:11:21","modified_gmt":"2023-09-04T12:11:21","slug":"souvenirs","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.gfeyel.net\/index.php\/souvenirs\/","title":{"rendered":"Souvenirs&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<p>On ne peut mieux introduire cette notice qu\u2019en reproduisant <em>in-extenso<\/em> une partie de l\u2019avant-propos de notre livre <em>L\u2019Imprimerie \u00e0 Chartres, I. Des origines aux premiers temps de la Restauration<\/em>, Chartres, SAEL (Soci\u00e9t\u00e9 Arch\u00e9ologique d\u2019Eure-et-Loir), 2007, p. 9-12&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Pendant pr\u00e8s de quarante ann\u00e9es, cette histoire [du livre et de la presse] n\u2019a cess\u00e9 d\u2019orienter les curiosit\u00e9s et les recherches de l\u2019auteur de ce livre, tout autant int\u00e9ress\u00e9 par l\u2019histoire des journaux et des journalistes, que par celle de l\u2019imprimerie. Tout juste enfant des ann\u00e9es 1940, il lui \u00e9tait souvent arriv\u00e9 de faire de courts s\u00e9jours chez les Blin, ses cousins chartrains de l\u2019imprimerie Durand. Dans ses souvenirs, voisinent compl\u00e8tement li\u00e9s l&rsquo;odeur de l\u2019encre et de la graisse chaude des machines, leur ronronnement r\u00e9gulier accompagn\u00e9 par les sonneries de la cath\u00e9drale. L\u2019empreinte fut profonde. Quand il lui fallut faire ses premi\u00e8res armes d\u2019historien, il d\u00e9cida tout naturellement de se consacrer \u00e0 l\u2019histoire des [imprimeurs] Le Tellier-Durand. Il y fut encourag\u00e9 par Marcel (1899-1966) et Georges Blin (1924-2003) qui le laiss\u00e8rent tr\u00e8s lib\u00e9ralement travailler dans les papiers et les registres de la famille Durand, alors que la vieille imprimerie venait d\u2019\u00e9migrer des anciennes maisons canoniales du clo\u00eetre Notre-Dame, vers les b\u00e2timents modernes et fonctionnels de Luisant.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Apr\u00e8s cette entr\u00e9e dans l\u2019histoire de l\u2019imprimerie chartraine, il n\u2019en devait plus sortir, alors qu\u2019il \u00e9largissait le champ de ses recherches au monde des m\u00e9dias. Ce fut d\u2019abord au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, le temps du <em>Glaneur, Journal d\u2019Eure-et-Loir<\/em>, une feuille lib\u00e9rale et anticl\u00e9ricale parue \u00e0 Chartres au temps de la monarchie de Juillet et de la deuxi\u00e8me R\u00e9publique, entre 1830 et 1851. Ne disposait-il pas de toutes les d\u00e9penses d\u2019impression et chiffres de tirage de ce journal, gr\u00e2ce aux archives de son imprimeur&nbsp;? N\u2019avait-il pas aussi \u00e0 sa disposition sa collection presque compl\u00e8te&nbsp;? Il doit cependant s&rsquo;excuser aupr\u00e8s des m\u00e2nes des deux amis l\u2019imprimeur F\u00e9lix Durand et le journaliste r\u00e9publicain Aim\u00e9 Sell\u00e8que, de ne pas avoir men\u00e9 \u00e0 bien ce projet de th\u00e8se.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Tr\u00e8s vite, il \u00e9tait apparu que pour comprendre <em>Le Glaneur<\/em>, il fallait le situer dans son environnement de presse. Ce journal d\u00e9partemental vivait en relations \u00e9troites avec la grande presse parisienne de son temps, dont il tirait l\u2019essentiel de son contenu politique. D\u2019o\u00f9 des travaux sur les correspondances politiques concurrentes de l\u2019agence Havas \u00e0 ses d\u00e9buts, qui proposaient des articles politiques et des publicit\u00e9s aux feuilles d\u00e9partementales. D\u2019o\u00f9 d\u2019autres recherches sur la diffusion nationale des quotidiens parisiens si pr\u00e9sents dans <em>Le Glaneur<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1970, <em>Le Glaneur<\/em>, toujours lui, mais aussi l\u2019histoire des imprimeurs Durand renvoyaient vers un autre chantier. <em>Le Glaneur<\/em> ne se pouvait comprendre sans une histoire pr\u00e9alable de la presse en Eure-et-Loir. La biblioth\u00e8que de la famille Durand conservait deux ann\u00e9es reli\u00e9es de la <em>Gazette de France<\/em> r\u00e9imprim\u00e9e \u00e0 Chartres par l&rsquo;imprimeur Nicolas Besnard (1743-1744). On savait que la <em>Gazette<\/em>, le premier des journaux fran\u00e7ais, fond\u00e9 en 1631 par Th\u00e9ophraste Renaudot au temps de Richelieu, avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9imprim\u00e9e dans quelques grandes villes de province jusqu\u2019au milieu du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il paraissait surprenant que Chartres, si proche de Paris, ait b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un tel avantage. Il apparut assez vite qu\u2019il convenait de faire l\u2019histoire de ces r\u00e9impressions, une histoire o\u00f9 se m\u00ealaient recherche de nouvelles sources \u2013 les concessions du droit de r\u00e9imprimer la <em>Gazette <\/em>pass\u00e9es devant les notaires parisiens \u2013, recherche et description attentive des collections de ces r\u00e9impressions. Tout cela finit par aboutir sur une premi\u00e8re th\u00e8se publi\u00e9e en 1982, dans laquelle on pr\u00e9sentait le travail des imprimeurs sur les divers formats de la <em>Gazette<\/em> pour \u00e9conomiser le papier et la proposer moins cher \u00e0 ses abonn\u00e9s et o\u00f9 l\u2019on r\u00e9fl\u00e9chissait sur les conditions de diffusion de la presse de l&rsquo;Ancien R\u00e9gime. Conditions d&rsquo;impression, conditions de diffusion par r\u00e9impressions et plus tard par abonnement postal : ainsi \u00e9tait d\u00e9velopp\u00e9e une histoire mat\u00e9rielle de la presse qu\u2019on n\u2019allait plus cesser de traiter par la suite. Soutenue en 1994, une th\u00e8se d&rsquo;\u00c9tat mettait en perspective les innovations de Th\u00e9ophraste Renaudot en proposant une histoire de l\u2019annonce, c\u2019est-\u00e0-dire de la publicit\u00e9 par affiches, billets et feuilles d&rsquo;annonces, et une histoire de la nouvelle, c&rsquo;est-a-dire de l\u2019information. Dans la seconde moiti\u00e9 du XVIII<s><sup>e<\/sup><\/s> si\u00e8cle, l\u2019annonce et la nouvelle se r\u00e9unissaient pour donner naissance \u00e0 de nouveaux journaux d\u2019annonces, les <em>Annonces, affiches et avis divers<\/em> se multipliant dans les provinces, y compris \u00e0 Chartres en 1781, avec les <em>Annonces du pays chartrain<\/em> de Jean-Fran\u00e7ois Lacombe.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0On le comprend, l&rsquo;histoire des m\u00e9dias n\u2019a cess\u00e9 de retenir l\u2019attention de l&rsquo;auteur de cet ouvrage, qui toujours continue d\u2019enqu\u00eater et de publier sur la presse, le journalisme mais aussi l\u2019imprimerie de presse \u2013 notamment sous la R\u00e9volution et au temps de la m\u00e9canisation, dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Ses deux th\u00e8ses ayant pr\u00e9sent\u00e9 un tableau des origines de la presse provinciale, il lui parut opportun de continuer ce travail pour la p\u00e9riode r\u00e9volutionnaire.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On ne peut mieux introduire cette notice qu\u2019en reproduisant in-extenso une partie de l\u2019avant-propos de notre livre L\u2019Imprimerie \u00e0 Chartres, I. 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